• Le Service Social et la Fraternelle de la Gendarmerie Royale, développent des activités complémentaires et diversifiées  visant à améliorer la qualité de la vie des militaires de l'Arme et de leurs familles.

    Crée presque en même temps que la Gendarmerie Royale, le Service Social avait pendant plusieurs années un rôle très restreint. Celui-ci se limitait à quelques activités, telles que la mise en place d'une coopérative, d'un pressing et l'attribution d'une allocation décès dont bénéficiaient les ayants-droit.

    Devant une demande de plus en plus accrue en matière sociale due principalement à l'augmentation des effectifs, le service fut réorganisé au début des années 80 et connut depuis, un essor considérable. Cette évolution s'est réalisée, en grande partie, grâce à l'apport de la Fraternelle de la Gendarmerie Royale(1) dont la contribution a consisté en l'édification d'une multitude de projets sociaux d'envergure.

    Les deux entités (le Service Social et la Fraternelle de la Gendarmerie Royale) développent des activités complémentaires et diversifiées visant à améliorer la qualité de la vie des militaires de l'Arme et de leurs familles.

    Une organisation multi-domaines….

    Pour accomplir la mission qui lui est dévolue, le Service Social dispose en tant qu'organe central chargé de régler les problèmes sociaux, d'un certain nombre de sections. Celles-ci opèrent dans différents domaines, assurant des prestations sociales au profit des personnels de la Gendarmerie Royale et de leurs familles.

    Assistance morale...

    C'est ainsi que, la "Section Assistance Sociale", créée en 1978, est chargée d'apporter l'aide nécessaire aux militaires en activité, à leurs familles, aux veuves et aux orphelins. Lorsque le décès d'un militaire de l'Arme survient, c'est à cette section qu'incombe de rendre visite à la famille du défunt, désemparée et éprouvée à la suite de sa disparition, pour l'apaiser, la consoler et lui apporter toute l'aide nécessaire en ces malheureuses circonstances. La Section Sociale se charge également d’accomplir les formalités d'enterrement, de transférer la dépouille, d'accorder l'allocation décès et les denrées alimentaires allouées par la Fraternelle.

    Son action se poursuit, après les funérailles par l'assistance apportée aux ayants-droit pour la constitution des dossiers et la régularisation de leurs droits.

    Assistance médicale...

    Conscient du déséquilibre moral, matériel et familial que peut engendrer la maladie, le service social accorde aux hospitalisés une attention particulière : une antenne sociale est ainsi mise à leur disposition à l'Hôpital Militaire d'Instruction Mohamed V à Rabat. Cette cellule les aide à accomplir les formalités administratives d'admission, de prise en charge et avise leurs unités et leurs familles.

    Son action se concrétise également par des visites régulières au profit des malades dans le but de s'enquérir de l'évolution de leur état de santé et de répondre éventuellement aux besoins inhérents à l'hospitalisation.

    Assistance aux handicapes.

    Les handicapés parmi les épouses et enfants des militaires de l'Arme bénéficient d'une attention particulière de la part du Service social de la Gendarmerie Royale.

    Dans ce cadre, les familles de cette catégorie de personnes sont soutenues moralement et aidées matériellement : des fauteuils roulants, des béquilles et d'autres aides en nature leur sont offerts. De plus, des démarches sont entreprises quand c'est nécessaire, pour le placement ou la  scolarisation des enfants atteints de déficience mentale ou physique.

    Assistance aux familles…

    Elle consiste à solutionner, autant que faire se peut, les problèmes d’ordres familial, matériel, administratif et scolaire auxquels sont confrontés les militaires en activité et leurs familles (conflits conjugaux, secours et prêts, acquisition de pièces administratives, scolarisation, etc.).

    Un système d’assurance…

    La souscription à l'assurance "décès et réforme" par les militaires de l'Arme, dès 1983 et sa généralisation en 1991 à l'ensemble du personnel de la Défense Nationale, a rendu d'éminents services aux bénéficiaires.

    En effet, en cas d'invalidité permanente partielle (I.P.P) supérieure à 80%, le militaire réformé peut prétendre au versement d'un capital. Ce numéraire lui permet d'aplanir les difficultés financières auxquelles il se trouve confronté suite à la précarité de sa santé et à la cessation de son activité.

    Par ailleurs, un capital-décès, variant entre 75.000,00 Dh et 1.000.000,00 Dh en fonction de la catégorie à laquelle appartient l'assuré, est versé aux ayants-droit des militaires décédés.

    En 1993, une nouvelle assurance a été instaurée garantissant l'octroi d'un pécule, allant de 9.000,00 Dh à 120.000,00 Dh, dès la mise à la retraite pour limite d'âge.

    Les dossiers se rapportant à ces différentes prestations sont gérés par la " Section Assurance" qui détient le fichier de l'ensemble des militaires de l'Arme. Elle est chargée de la constitution des dossiers et de la remise des chèques relatifs aux assurances sus-visées aux bénéficiaires.

    Une mutuelle…

    La ‘‘Section Mutuelle’’ créée depuis le début des années 70 a pour mission d'apporter soutien et assistance aux militaires de l'arme - d’ailleurs tous affiliés à la Mutuelle des F.A.R. - et à leurs familles en matière de couverture médicale.

    Constituant l'élément "intermédiaire" entre les bénéficiaires et cet organisme mutualiste, la ‘‘Section Mutuelle’’ assure l'acheminement des dossiers médicaux ainsi que les demandes de prise en charge pour hospitalisation au Maroc ou à l'étranger ou acquisition d’appareillages.

    Il est également de son ressort de centraliser, vérifier et contrôler les dossiers émanant des différentes unités et services de l'Arme avant leur acheminement sur l’administration concernée.

    La rapidité et l'efficacité dans la satisfaction des droits des militaires suppose également une mise à jour continue du fichier à chaque changement de position et un suivi des différents dossiers jusqu'à leur aboutissement.

    Assistance aux retraités et reformes…

    Les retraités et réformés représentent une catégorie de personnes à laquelle la Gendarmerie Royale, à travers son Service Social, témoigne de sa reconnaissance eu égard aux services louables qu'ils ont rendu à l'Arme.

    Aussi, le contact est-il gardé en permanence. Il se concrétise par des visites domiciliaires régulières permettant de s'enquérir de leur situation familiale, sociale ou sanitaire. Ces prises de contact ont l'avantage de permettre au Service Social d'être très proche de leurs soucis et de leur venir en aide si besoin est.

    Activités para sociales…

    Les domaines, sportif, culturel et éducationnel ne sont pas en reste, puisque le Service Social y consacre une partie de ses activités. Il offre ainsi l’occasion aux enfants des militaires  de l’Arme de pratiquer le sport équestre et la musique, de participer aux colonies de vacances organisées par la Direction Générale des Services Sociaux (DGSS) des FAR au Maroc et à l'étranger et d’obtenir des bourses auprès des institutions d'enseignement de langues, etc.

    Une infrastructure scolaire…

    Le Service Social a en outre mis en place quatre jardins d'enfants à Rabat, Témara, Fès et Casablanca, destinés à accueillir les enfants âgés de trois à six ans, en classes maternelle et préscolaire.

    La Fraternelle de la Gendarmerie Royale a pour mission principale de renforcer l’action du Service Social en venant en aide aux militaires en activité et à leurs familles ainsi qu’aux retraités et veuves de l'Arme. Aussi, a-t-elle pour rôle de créer et gérer des institutions à caractère social et médico-social.

    Placée sous la Présidence d'Honneur de S.A.R la Princesse Lalla Meryem et la Présidence effective du Commandant de la Gendarmerie Royale, la Fraternelle dispose – pour son fonctionnement - d'une assemblée générale et d'un conseil d'administration comprenant un bureau chargé de la gestion des affaires courantes. Grâce à des efforts soutenus, cette association a mis en place d'importantes réalisations tendant à améliorer davantage la qualité de vie de ses adhérents.

    Un centre commercial…

    C'est ainsi qu'un Centre Commercial a vu le jour à Rabat en 1982 proposant aux adhérents de la Fraternelle une gamme de produits alimentaires et articles ménagers à des prix compétitifs. En 1989, un centre similaire a été mis en place à la cité des Oudayas à Témara.

    Des pressings…

    Quatre pressings ont été progressivement installés à Rabat, Marrakech, Casablanca et Fès. A des prix défiant toute concurrence, ils permettent aux personnels de l’Arme et à leurs familles d’entretenir leurs effets  vestimentaires militaires et civils.

    Un centre d’odontologie…

    L'activité de la Fraternelle s'est vue étoffer par l'édification d'un Centre d'Odontologie en Février 1984 ayant pour vocation de prodiguer les soins bucco-dentaires aux adhérents et à leurs familles et d'assurer des actes prothétiques. Par souci d'amélioration de la qualité du service, un nouveau centre d'odontologie comportant toutes les spécialités et équipé d'un matériel performant, a ouvert ses portes en 2002 à Rabat.

    Afin d’être à proximité des adhérents, d’autres centres dentaires ont également été implantés à Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. A l’instar de ces régions, Oujda sera bientôt servie.

    Des laboratoires médicaux…

    Les activités médico-sociales de la Fraternelle de la Gendarmerie Royale ont pris davantage d'ampleur avec la création et l’équipement d’un laboratoire de recherches et d'analyses médicales à Rabat (LRAM), depuis 1990.

    Il assure aux adhérents et leurs ayants-droit les prestations prévues par les dispositions de la nomenclature générale des actes professionnels des laboratoires d'analyses médicales. Ce laboratoire développe, de plus, la recherche scientifique en matière biologique. Disposant d'un équipement moderne et d'un personnel qualifié, le

    L.R.A.M. offre des prestations répondant aux normes internationales ce qui en fait une institution très prisée constituant une référence dans le domaine.

    Transport du personnel et transport scolaire…

    Pour permettre au personnel de s’affranchir des difficultés liées au transport, la Fraternelle, a depuis 1985, mis à la disposition des adhérents et des enfants scolarisés, un parc de Transport Urbain de qualité. Ce parc compte actuellement 17 bus desservant es villes à forte concentration de  personnel : Rabat, Salé, Témara et Casablanca.

    L'élargissement de cette prestation à d'autres villes demeure possible, chaque fois que le besoin s'en fait sentir.

    Un bilan positif… et des ambitions…

    Aujourd'hui, l’action de ce service ne peut qu’être appréciée positivement. Aux efforts déployés pour l'amélioration des conditions de vie et du bien être du personnel de l’Arme viennent se greffer ceux fournis par le

    Service Social.

    En dépit de ces réalisations importantes, le Service Social de la Gendarmerie Royale persévère pour optimiser son action. Plusieurs domaines sont concernés, entre autres, l’élargissement des prestations, l'accession à la propriété et le développement des structures destinées aux loisirs et à la détente, et ce conformément aux hautes directives de S.M le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat Major Général des FAR, que Dieu l’assiste.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°1, Avril 2003


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  • L'acte social puise son essence dans l'apaisement de la souffrance, de quelque nature qu'elle soit, engendrée par les différentes épreuves que peut endurer une personne durant son existence. Dans ce cadre, et par des efforts soutenus, le Service social de la Gendarmerie consent au devoir d’une assistance multiformes aux familles de l’Arme affectées par une circonstance douloureuse.

    La perte d'un être cher constitue l'une des épreuves les plus douloureuses qu'une personne peut être amenée à surmonter, en s'armant d'endurance morale et de force psychologique. Le soutien des proches s'avère, à cet égard, primordial.

    Aussi, l'intervention du Service Social dans de telles circonstances est-elle aussi utile que nécessaire, car la disparition du militaire, en tant que chef de famille, a inéluctablement des incidences négatives  sur l'équilibre psychologique, social et économique du foyer. Le cours de la vie des ayants cause du défunt se trouve ainsi complètement dévié. La situation est d'autant plus délicate quand il s'agit d'orphelins en bas âge et d’une épouse au foyer. Du jour au lendemain, celle-ci se retrouve seule, désemparée, désorientée, parfois dépourvue de ressources, responsable de la destinée et de l'éducation de ses enfants mineurs. Par souci d'atténuer les difficultés vécues par les familles atteintes par l'adversité et d'alléger leur souffrance, le Service Social leur apporte une assistance multiforme.

    Assistance lors du 1er jour du décès :

    Dès que le décès d'un militaire de l'Arme est connu, l'assistante sociale ou, à défaut, le correspondant social, se substitue à la famille du défunt pour l'accomplissement des formalités administratives afférentes à l'enterrement. Le transfert de la dépouille mortelle du lieu du décès au lieu d'inhumation est assuré par les fourgons mortuaires dont dispose le Service Social de la Gendarmerie Royale. Le voeu des proches du défunt est exaucé, autant que faire ce peut, quant au choix du lieu d'enterrement. Par compassion et dans le souci d’offrir un réconfort moral, une commission est désignée au sein de l'unité d'origine du décédé afin d'assister à l'inhumation, de présenter les condoléances de l'Arme et, par la même occasion, de remettre aux ayants droit l'allocation décès accordée par la Fraternelle de la Gendarmerie Royale, d'un montant de 15.000,00 Dh. Des denrées alimentaires, comprenant des produits habituellement utilisés dans de telles circonstances (viande, couscous, sucre, huile, café, thé, miel, beurre), sont également octroyées à la famille. Ces prestations représentent une aide immédiate et propice aux familles endeuillées qui se trouvent subitement privées de soutien matériel.

    Assistance pour la liquidation des droits :

    Pendant les premiers jours qui suivent le décès, l'action prioritaire du Service Social est de faire en sorte que les ayants droit (parents pour les militaires célibataires, épouse et enfants pour les mariés) puissent constituer les dossiers relatifs aux droits auxquels ils peuvent prétendre le plus rapidement possible et, par là même, de garantir leur liquidation dans les plus brefs délais.

    Allocation décès :

    Outre l'allocation décès consentie par la Fraternelle, les ayants droit bénéficient de deux autres allocations décès accordées par la Direction Générale des Services Sociaux et la Mutuelle des Forces Armées Royales, d'un montant respectif de 4.000,00 Dh et 3.000,00 Dh.

    L'attribution de ces différentes allocations a pour intérêt majeur de permettre aux bénéficiaires, non seulement de couvrir les dépenses occasionnées par les funérailles, mais aussi de faire face aux besoins pressants pendant les jours qui suivent le décès.

    Capital décès :

    Quels que soient l'origine, le moment et le lieu de décès, la législation prévoit le versement aux ayants droit des militaires décédés, au même titre que tous les fonctionnaires de l'Etat, d'un capital décès. Il est calculé sur la

    base de la rémunération à laquelle le défunt aurait pu prétendre s'il avait été en activité le jour du décès. Le montant de ce capital correspond au salaire annuel brut, auquel s'ajoute une majoration de 750,00 Dh pour chaque enfant.

    En cas d'inexistence de conjoint ou d'enfants, le capital décès est alloué au père et à la mère du défunt.

    Assurance :

    La garantie Assurance couvre le décès de l’assuré, quelle qu'en soit la cause. Lorsque celui-ci n'a pas désigné de bénéficiaires de son vivant, les prescriptions de la NDS en vigueur sont appliquées : le capital assuré est alors payé automatiquement aux ayants droit qui sont l'épouse, les enfants légitimes du cujus ou, à défaut, ses ascendants.

    La répartition de cette prime d'assurance, qui varie entre 75.000,00 Dhs et 1.000.000,00 Dhs selon la catégorie de l'assuré, s'effectue de la manière suivante :

    • le conjoint a droit à 50% du montant du capital. Au cas où le défunt laisse plusieurs veuves, ce montant est divisé à part égale entre celles-ci.
    • Les enfants du défunt bénéficient des 50% restants, somme divisée entre eux à parts égales et versée à leur tutrice (mère) pour les enfants mineurs.

    En l'absence d’ayants-cause, ce sont les parents du défunt qui jouissent de ce numéraire.

    Par contre, si le défunt avait désigné le ou les bénéficiaires sur l'imprimé instauré à cet effet, le capital assuré est versé intégralement à la ou les personnes indiquées.

    Il n'est pas rare qu'à cet égard, le Service Social intervienne pour dénouer certaines situations conflictuelles dues au fait que l'assuré, de son vivant, avait omis, suite au changement de sa situation matrimoniale, d’apporter des modifications relatives aux bénéficiaires sur l'imprimé en question. Dans certains cas, c'est l'un des frères, le père ou parfois la mère qui y sont mentionnés, alors que le défunt a laissé une veuve et des enfants en bas âge.

    Le Service Social apporte par ailleurs sa contribution pour amener les veuves (tutrices de mineurs) ayant bénéficié du capital sus-mentionné à l'investir à bon escient, généralement par l'acquisition d'un logement familial.

    Pension :

    La pension consiste en une allocation versée régulièrement aux ayants droit des militaires décédés.

    Lorsqu'il s'agit d'un militaire célibataire, les ascendants ont droit à la pension d'invalidité, à condition que le décès soit imputable au service. Si cette condition n'est pas remplie, ils ne perçoivent aucune pension.

    Dans le cas où le défunt était marié, la veuve et les orphelins bénéficient, en sus de la pension d'invalidité, de la pension militaire de réversion de retraite quand la condition d'imputabilité au service est requise. Cette pension équivaut à celle à laquelle aurait pu prétendre le défunt, compte tenu des années de service accomplies.

    Il appartient également au Service Social de l'Arme d'assurer le suivi de ces différents dossiers pour éviter qu'ils n'accusent des retards engendrés essentiellement par des rejets pour défaut de pièces ou pour toute autre anomalie administrative. Ceux-ci freinent indéniablement leur aboutissement dans les délais escomptés. Lorsqu'une anomalie de ce genre est décelée, la famille du défunt ou l'administration concernée sont avisées sur le champ afin d’y remédier.

    Outre les actions évoquées précédemment, le Service Social propose une panoplie de prestations en faveur des veuves et des orphelins de l'Arme, visant à les aider à aplanir les difficultés d'ordre administratif, familial, social ou médico-social auxquelles ils se heurtent.

    Le manque de moyens pécuniaires, la cherté de la vie font que la plupart des veuves se trouvent contraintes, après le décès de leurs époux, de rechercher un l'emploi. Dans ce cadre, le Service Social et la Fraternelle de la

    Gendarmerie Royale ont toujours accordé la priorité à cette catégorie de personnes, quand leur profil le permet, pour occuper des postes vacants en leur sein. Certaines exercent, actuellement, dans les jardins d'enfants de l'Arme, des pressings, au centre commercial de Rabat, au L.R.A.M.… De même, nombreux sont les orphelins qui ont été recrutés en tant qu'élèves gendarmes sur proposition du Service Social, compte tenu de la précarité de leur situation sociale.

    La scolarisation des orphelins constitue également l'un des volets qui suscite un intérêt particulier de la part du Service Social. Il peut s'agir, en l'occurrence, de répondre aux demandes de changement d'établissement scolaire, de bourse, de chambre en cité universitaire, etc. En cas d’échec scolaire, les intéressés ne sont pas livrés à eux-mêmes : ils sont guidés et orientés afin d’intégrer des centres de formation professionnelle. Pour leur détente, la priorité leur est accordée pour leur permettre de participer aux colonies de vacances pendant l'été.

    Le champ d'action à l'adresse des ayants droit des militaires décédés n'est évidemment pas restrictif, le Service Social étant tenu de leur apporter toute l'aide nécessaire, et de tout ordre.

    Conscient de l'ampleur de la douleur et du désarroi que ne manque de provoquer, pour sa famille, la disparition subite du militaire suite à un décès, le Service Social ne ménage aucun effort pour l’aider à franchir ce cap difficile. Son action se concrétise, non seulement par son soutien moral, mais aussi par une assistance pour faire valoir les droits des descendants et ascendants.

    En somme il vise, par son intervention, à tenter de combler le vide inhérent à l'absence momentanée (maladie, mission, etc.) ou définitive du chef de famille. Cela n'a-t-il pas toujours été sa vocation première ?

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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