• La gendarmerie territoriale

    Disposant de la plus grande partie des effectifs, elle se caractérise par une articulation territoriale qui est, en principe, conforme au découpage administratif : Régions, Compagnies et Brigades. Ceci lui permet une meilleure intégration dans le tissu social.

    La Région :

    La Région est un échelon intermédiaire entre l’Etat-major de la Gendarmerie Royale et les unités territoriales.

    Le Commandement régional coiffe en général un certain nombre de compagnies territoriales et parfois, des unités de l’air et maritimes en fonction de l’existence d’infrastructures portuaires et aéroportuaires dans la circonscription. L’Etat-major Région est installé au chef-lieu de la wilaya ou de la province.

    Le commandant de Région est le représentant du commandant de la Gendarmerie Royale dans sa circonscription. Il est pleinement responsable de l’application de la loi, de la doctrine du commandement et de la bonne marche du service. Il assure la coordination, la cohésion et le développement du dynamisme chez ses subordonnés.

    Par ailleurs, il doit également, lorsque les circonstances l’exigent, prendre lui-même en main les affaires importantes (crimes, calamités publiques, maintien de l’ordre…) Il travaille en collaboration avec les autorités judiciaires, administratives et militaires, ainsi qu’avec l’ensemble des représentants des départements ministériels de la circonscription régionale.

    En plus de son Etat-major, le commandant de Région dispose de :

    • une brigade d’environnement implantée au niveau de la compagnie chef-lieu Région, qui constitue un apport opérationnel important pour le commandement régional. Elle est compétente sur l’ensemble de la circonscription de la Région dont elle relève. Elle a pour missions essentielles la prévention et la lutte contre les pollutions et les nuisances de toutes sortes ;
    • une brigade de sécurité et d’intervention qui est implantée à la compagnie chef-lieu Région et dont l’action s’étend sur l’ensemble de la circonscription du commandement régional. Elle remplit des missions ponctuelles entrant dans le cadre du maintien et du rétablissement de l’ordre public ;
    • le chenil régional, qui est doté de plusieurs chiens de pistage, de détection de drogues et d’explosifs, d’attaque et de défense.

    La Compagnie :

    Etant un échelon directement subordonné au commandant de Région, la Compagnie, qui coiffe un certain nombre de brigades, est commandée en principe par un officier subalterne.

    Le siège de la compagnie de gendarmerie territoriale se trouve en général au chef-lieu de la province et parfois, au niveau d’un cercle.

    Dans son activité quotidienne, le commandant de compagnie est un véritable homme de terrain : il dirige et coordonne l’action des brigades, contrôle l’exécution du service et veille à la formation continue du personnel placé sous ses ordres. Il prend en outre à son compte la direction des affaires importantes.

    Pour ce faire, le commandant de compagnie dispose, en plus d’un Etat-major, d’un certain nombre d’unités telles que :

    • la brigade judiciaire : outil d’appoint du commandant de compagnie, elle est implantée au chef-lieu de cette unité. Compétente sur toute l’étendue de la circonscription de la compagnie, elle prend en charge les affaires importantes ou dépassant les capacités des autres brigades, grâce à son personnel spécialisé et à des moyens techniques adéquats ;
    • le peloton motocycliste : implanté au chef-lieu de la compagnie, ce peloton, qui opère sur toute l’étendue de la circonscription de la compagnie, est spécialement chargé de prévenir les accidents de la circulation, d’assurer la sécurité des usagers de la route et de leur porter éventuellement assistance ;
    • le peloton motocycliste autoroutier : cette unité déployée sur les autoroutes assure, en liaison étroite avec les unités territoriales, les missions de police de la circulation ;
    • la brigade territoriale constitue la cheville ouvrière de la Gendarmerie Royale. Elle est implantée, en principe, au niveau d’un caïdat. Commandée par un gradé ayant sous ses ordres une douzaine d’éléments en moyenne, elle assure l’exécution de la totalité des missions confiées à l’Arme. On dénombre en moyenne trois brigades par compagnie territoriale.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003

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