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    Les éléments de la Gendarmerie Royale de Settat ont mis samedi hors d'état de nuire une bande de malfaiteurs, spécialisée dans les agressions des camionneurs et le détournement de leurs chargements.

    Opérant sur les axes routiers menant vers Casablanca, Meknès, El Jadida et Marrakech, cette bande de voleurs ciblait les semi-remorques transportant des matériaux de construction.

    Lors de cette opération, il a été procédé à la saisie d'un véhicule utilisé dans les actes d'agression, deux cagoules et des armes blanches.

    Cinq mis en cause dont deux receleurs ont été arrêtés et seront présentés devant la justice.

    Source : http://www.menara.ma


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  • Had Soualem, Deroua, Nouaceur… ce sont là de petites bourgades satellites de Casablanca qui sont devenues, ces dernières années, de véritables centres urbains. Had Soualem, à mi-chemin entre la métropole et El Jadida, abrite beaucoup d’usines et d’industries. La population s’y est développée et ce qui n’était jadis qu’un village de passage pour les routiers est devenu une petite ville. Même topo pour la région de Deroua et Nouaceur où de plus en plus de Casablancais préfèrent s’installer pour fuir la cohorte de la grande ville. 

    A cela, il faut ajouter l’explosion industrielle de Nouaceur devenue un des hubs mondiaux de la fabrication aéronautique et spatiale. Pour accompagner cette croissance, les autorités locales, dont dépendent ces désormais villes satellites, ont décidé d’en confier la mission de l’ordre et de la sécurité à la DGSN. Les policiers remplaceront donc bientôt les gendarmes dont la spécialité historique a toujours été le milieu rural et les villages. Selon des sources bien informées à la DGSN, cette dernière a déjà entamé les démarches pour constituer les équipes et les staff des arrondissements de police de Had Soualem et Deroua. La passation d’armes devrait se faire avant la fin de cette année.
     

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    cheval

    Au Royaume du Maroc, sous le règne des différentes dynasties des Idrissides, Almohades, Mérinides et Alaouites, le cheval a été la monture des Sultans et des agents de l’autorité centrale qui sillonnaient les différentes provinces du Royaume, apportant instructions et directives.

    De nos jours, Sa Majesté le Roi Mohammed VI perpétue la tradition de ses illustres ancêtres et reçoit à dos de cheval les dignitaires du pays, venus des quatre coins du Royaume,  lors de la cérémonie d’allégeance et des fêtes religieuses de l'Aïd el Adha et de l'Aïd El Fitr. L’an 2000 a été marqué par la création, au sein de la Gendarmerie Royale, du Groupe des Escadrons à Cheval. Doté de chevaux arabes barbes, il a pour objectif d’assurer des missions de sauvetage, de maintien de l’ordre et de la protection de l’environnement et des sites sensibles.

    Les missions de sauvetage

    Le Maroc qui est un pays à vocation touristique ne cesse de diversifier son produit pour répondre au besoin de certains de ses visiteurs avides de sports de montagnes et d'escalades. Souvent pratiqués dans des zones dont l’accès n’est toujours pas aisé par des moyens de sauvetage usuels, ces sports exigent une intervention de la gendarmerie, qui peut alors utiliser le cheval pour rechercher des personnes égarées, rapprocher les secouristes des blessés éventuels ou pour effectuer une évacuation sanitaire. Ceci est valable pour les plages, les forêts et autres lieux de villégiature très fréquentés pendant la période estivale.

    Le rétablissement d’ordre

    Lors des émeutes, des grèves ou des rassemblements de foules, des actes de vandalisme peuvent survenir, mettant en danger des personnes et leurs biens. Des cavaliers bien entraînés peuvent intervenir pour dissuader les malfaiteurs et les poursuivre dans les agglomérations et les ruelles où les véhicules n’auront pas l’accès.

    En outre, en cas d’évasion à partir d’un établissement pénitenciaire, les évadés peuvent être recherchés, de jour comme de nuit, dans des zones inaccessibles. Dans ce volet sécuritaire, il importe de rappeler l’importance de la collecte des renseignements et l’aisance avec laquelle des informations vitales dans les domaines judiciaire, économique et social peuvent être obtenues.

    Protection des sites stratégiques

    Des sites stratégiques, tels que les barrages, aéroports, ponts, antennes de transmission, radars, tours de contrôle, sont autant de cibles pour des actes malveillants. Ces sites sont habituellement situés sur de vastes étendues difficilement accessibles pour les véhicules usuels.

    Protection de l’environnement

    A l’instar des autres pays, le Maroc a pris conscience des exigences de l’environnement et du devoir de tout citoyen de le préserver. Des réserves naturelles, des ceintures vertes, des parcs sont créés pour lutter contre la détérioration de l’environnement et la disparition des espèces animales ou végétales en danger. Le Groupe des Escadrons à Cheval de la Gendarmerie Royale constitue une pièce maîtresse pour concrétiser les efforts fournis dans ce sens d’une manière très écologique.

    En l’an 2002, des Hautes Instructions ont été données pour assurer une présence effective du Groupe des Escadrons à cheval de la Gendarmerie Royale dans le domaine des sports équestres au sein de la FRMSE (Fédération Royale Marocaine des Sports Equestres) et une participation aux différentes activités hippiques organisées sous son égide.

    Conclusion

    Aujourd’hui, la Gendarmerie Royale a fait preuve de singularité en parvenant à conjuguer les exigences de la modernité avec les richesses de la tradition, ceci en rendant hommage au cheval. Par ailleurs, le gendarme à cheval a suscité la curiosité et l’admiration de tous les citoyens surtout les plus jeunes.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°3, Octobre 2003


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    ERGM

    " Il n’est de richesse que d’hommes " Cette maxime, bien que vieille de plus de trois siècles constitue en fait, un leitmotiv, une ligne de conduite pérenne pour la Gendarmerie Royale dans sa politique de formation de ses hommes.

    Aussi, depuis sa création au lendemain de l’indépendance, n’a-t-elle cessé d’investir dans l’Homme, dont elle a fait sa valeur la plus sûre.

    Cette mission, très lourde à assumer, mais combien noble dans sa portée, est confiée à l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech.

    Institution rattachée directement, dans la hiérarchie de l’Arme, au Commandant de la Gendarmerie Royale, elle est actuellement installée, et ce depuis 1967, à Marrakech, après avoir été successivement basée à Sefrou et à Meknes.

    Durant son existence, cette institution n’a pas cessé d’évoluer : elle a connu plusieurs réajustements, extensions et créations.

    Pour mieux rapprocher le lecteur de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech, il sera examiné successivement la formation des officiers, puis celle des sous-officiers et ce, à travers les quatre grandes composantes de cette institution, à savoir :

    • le commandement de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech
    • la formation des officiers de Gendarmerie
    • la formation des sous-officiers
    • le centre d’instruction de Benguérir et le centre de perfectionnement.

    Le commandement de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech

    L’E.R.G.M. est commandée par un officier supérieur de Gendarmerie ayant les attributions de chef de corps, nommé par décision du Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, et dont l’autorité s’exerce sur l’ensemble du personnel.

    Le directeur de l’E.R.G.M. dispose de services administratifs et techniques chargés de la logistique, de la conception des programmes d’instruction et de leur bonne application.

    La formation des officiers

    L’Ecole supérieure d’application des officiers (E.S.A.) Haut lieu de la coopération afroafricaine, et ayant formé jusqu’à 130 officiers de Gendarmerie de onze pays frères et amis, cette institution a vu le jour dès 1974.

    Après plus de 25 ans d’existence, l’E.S.A. est en passe de devenir le dépositaire d'un véritable savoir-faire en matière d’enseignement et de formation au sein de la Gendarmerie Royale.

    Faisant appel à la fois à la culture d’éminents professeurs universitaires et aux connaissances théoriques et pratiques, ainsi qu'à l’expérience, d’officiers de l’Arme, cette école s’est fixé comme objectif majeur de doter, au terme de sa formation - qui dure une année scolaire - l’officier d’un savoir-faire à même de le rendre parfaitement à l’aise dans ses responsabilités futures.

    Formation des officiers issus des rangs

    Ce stage s’inscrit dans le cadre de la formation continue des officiers de l’Arme et vise les objectifs suivants :

    • amélioration de leur niveau de culture générale
    • acquisition de nouvelles connaissances afférentes aux changements et mutations que connaît la société, qu’ils soient d’ordre technique ou aient trait à l’environnement ou au respect des droits de l’Homme.
    • revalorisation de l’officier nouvellement promu, visant une mise à niveau avec les officiers issus de l’Académie Royale Militaire.

    La formation des sous-officiers

    Constituée exclusivement d’officiers et de sous-officiers, la Gendarmerie Royale accorde une attention toute particulière à la formation de cette dernière catégorie de son personnel. De la formation initiale au B.S.G., en passant par le diplôme d’O.P.J., la réussite de la carrière du sous-officier est conditionnée par une série de stages auxquels le gendarme, le Mdlchef ou l’adjudant doit satisfaire.

    Le recrutement

    Considérant la multiplicité et la complexité des missions dévolues au gendarme, le recrutement de ce dernier se trouve normalement soumis à des critères très stricts de niveau d’instruction, de moralité et de santé physique.

    Jeunes Marocains, bacheliers au minimum (toutes options confondues), les candidats sont tout d’abord soumis à une sélection sur dossier avant de passer un concours d’entrée. Après leur admission, les élèves gendarmes doivent s’engager à servir dans la Gendarmerie Royale pendant huit ans à compter de la date de leur nomination en qualité de gendarme.

    Ce contrat peut être résilié par décision du commandant de la Gendarmerie Royale pour cas d’indiscipline ou pour tout acte que le commandant de la Gendarmerie Royale estimera préjudiciable au renom de l’Arme.

    Organisation des études

    Le cycle d’étude de l’élève gendarme est étalé sur deux ans, la première année étant essentiellement consacrée à la formation militaire, qui se déroule au C.I.G.R. de Benguérir, et la deuxième à la formation professionnelle, qui se déroule à l’E.F.Q.G.R., à Marrakech. Ce qui nous amène à faire connaissance avec ces deux établissements :

    Le centre d’instruction de Benguérir (C.I.G.R.) : créé initialement à Fès (Sefrou) en  1958, il a été transféré à  Meknes pour s’installer enfin à Marrakech, en 1967. Sa vocation principale est actuellement la formation professionnelle des élèves gendarmes. Pour ce faire, il ne cesse de faire appel aux moyens pédagogiques les plus efficients et les plus adaptés à notre réalité marocaine. Ne parle-t-on pas de la "ruralité" de la Gendarmerie ?

    Cette constance du service de la Gendarmerie, conjuguée - comme précisé plus haut - avec la grande diversité des domaines de son intervention, imposent inévitablement aux tenants de la destinée de cette institution de revoir sans cesse aussi bien la méthodologie de travail adoptée que les matières enseignées. L’objectif final étant la préparation et la formation des gendarmes, agents de la force publique et agents de la police judiciaire pouvant exercer dès leur sortie de cette école.

    Ainsi, les programmes des retenus embrassent des domaines de connaissance aussi larges que diversifiés allant de l’enseignement des langues à la protection de l’environnement, en passant par les droits de l’Homme ou du droit humanitaire international.

    Le Centre de perfectionnement : L’inconstance de notre époque et la rapidité de remise en cause des valeurs d’une génération à une autre nous amènent à accorder une attention toute particulière à la formation continue de notre personnel. Ainsi, le cadre sousofficier se voit suivi et pris en charge pour son recyclage et pour son perfectionnement tout au long de sa carrière. C’est la mission assignée au Centre de Perfectionnement de la Gendarmerie (C.P.).

    Créé en 1975, le C.P. organise les cours par correspondance au profit des gradés et gendarmes, candidats au diplôme d’Officier de Police Judiciaire (O.P.J.) ou au Brevet Supérieur de la Gendarmerie Royale (B.S.G.), ce qui leur permet d’accéder au grade supérieur ou de commander une brigade.

    Après une année de cours par correspondance, le candidat sélectionné suite à un test conséquent suit une formation de quinze semaines.

    Les cours ont pour but essentiel :

    • d’améliorer la culture générale des gradés et gendarmes
    • de parfaire leurs connaissances techniques en matière de police judiciaire, administrative, scientifique et technique
    • de valoriser leurs compétences au commandement d’une brigade.

    Le Centre organise, par ailleurs, des stages pour la formation de spécialistes dans diverses techniques (balistique, graphologie et autres techniques d’identification.)

    Enfin, il est intéressant de signaler la mise en service, en 1999, d’une école d’intervention professionnelle (E.I.P.), une unité pédagogique par excellence, dont le rôle est d’optimiser la formation en mettant les élèves gendarmes et les stagiaires en situation concrète, très proche de la réalité du terrain.

    Cette structure est appelée à devenir, dans un avenir très proche, un centre pour techniciens en identification criminelle, dont la mission première est de pourvoir les brigades en "spécialistes" de scènes de crime.

    Conclusion

    Consciente d’être impliquée au premier chef au niveau de l’efficacité de l’Arme, l’E.R.G.M. s’efforce de maintenir très haut le prestige de la Gendarmerie Royale en fournissant aux unités un personnel qualifié à même de remplir les nombreuses missions qui lui incombent, fidèle à notre devise sacrée : Dieu - Patrie - Roi.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°3, Octobre 2003


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  • L'acte social puise son essence dans l'apaisement de la souffrance, de quelque nature qu'elle soit, engendrée par les différentes épreuves que peut endurer une personne durant son existence. Dans ce cadre, et par des efforts soutenus, le Service social de la Gendarmerie consent au devoir d’une assistance multiformes aux familles de l’Arme affectées par une circonstance douloureuse.

    La perte d'un être cher constitue l'une des épreuves les plus douloureuses qu'une personne peut être amenée à surmonter, en s'armant d'endurance morale et de force psychologique. Le soutien des proches s'avère, à cet égard, primordial.

    Aussi, l'intervention du Service Social dans de telles circonstances est-elle aussi utile que nécessaire, car la disparition du militaire, en tant que chef de famille, a inéluctablement des incidences négatives  sur l'équilibre psychologique, social et économique du foyer. Le cours de la vie des ayants cause du défunt se trouve ainsi complètement dévié. La situation est d'autant plus délicate quand il s'agit d'orphelins en bas âge et d’une épouse au foyer. Du jour au lendemain, celle-ci se retrouve seule, désemparée, désorientée, parfois dépourvue de ressources, responsable de la destinée et de l'éducation de ses enfants mineurs. Par souci d'atténuer les difficultés vécues par les familles atteintes par l'adversité et d'alléger leur souffrance, le Service Social leur apporte une assistance multiforme.

    Assistance lors du 1er jour du décès :

    Dès que le décès d'un militaire de l'Arme est connu, l'assistante sociale ou, à défaut, le correspondant social, se substitue à la famille du défunt pour l'accomplissement des formalités administratives afférentes à l'enterrement. Le transfert de la dépouille mortelle du lieu du décès au lieu d'inhumation est assuré par les fourgons mortuaires dont dispose le Service Social de la Gendarmerie Royale. Le voeu des proches du défunt est exaucé, autant que faire ce peut, quant au choix du lieu d'enterrement. Par compassion et dans le souci d’offrir un réconfort moral, une commission est désignée au sein de l'unité d'origine du décédé afin d'assister à l'inhumation, de présenter les condoléances de l'Arme et, par la même occasion, de remettre aux ayants droit l'allocation décès accordée par la Fraternelle de la Gendarmerie Royale, d'un montant de 15.000,00 Dh. Des denrées alimentaires, comprenant des produits habituellement utilisés dans de telles circonstances (viande, couscous, sucre, huile, café, thé, miel, beurre), sont également octroyées à la famille. Ces prestations représentent une aide immédiate et propice aux familles endeuillées qui se trouvent subitement privées de soutien matériel.

    Assistance pour la liquidation des droits :

    Pendant les premiers jours qui suivent le décès, l'action prioritaire du Service Social est de faire en sorte que les ayants droit (parents pour les militaires célibataires, épouse et enfants pour les mariés) puissent constituer les dossiers relatifs aux droits auxquels ils peuvent prétendre le plus rapidement possible et, par là même, de garantir leur liquidation dans les plus brefs délais.

    Allocation décès :

    Outre l'allocation décès consentie par la Fraternelle, les ayants droit bénéficient de deux autres allocations décès accordées par la Direction Générale des Services Sociaux et la Mutuelle des Forces Armées Royales, d'un montant respectif de 4.000,00 Dh et 3.000,00 Dh.

    L'attribution de ces différentes allocations a pour intérêt majeur de permettre aux bénéficiaires, non seulement de couvrir les dépenses occasionnées par les funérailles, mais aussi de faire face aux besoins pressants pendant les jours qui suivent le décès.

    Capital décès :

    Quels que soient l'origine, le moment et le lieu de décès, la législation prévoit le versement aux ayants droit des militaires décédés, au même titre que tous les fonctionnaires de l'Etat, d'un capital décès. Il est calculé sur la

    base de la rémunération à laquelle le défunt aurait pu prétendre s'il avait été en activité le jour du décès. Le montant de ce capital correspond au salaire annuel brut, auquel s'ajoute une majoration de 750,00 Dh pour chaque enfant.

    En cas d'inexistence de conjoint ou d'enfants, le capital décès est alloué au père et à la mère du défunt.

    Assurance :

    La garantie Assurance couvre le décès de l’assuré, quelle qu'en soit la cause. Lorsque celui-ci n'a pas désigné de bénéficiaires de son vivant, les prescriptions de la NDS en vigueur sont appliquées : le capital assuré est alors payé automatiquement aux ayants droit qui sont l'épouse, les enfants légitimes du cujus ou, à défaut, ses ascendants.

    La répartition de cette prime d'assurance, qui varie entre 75.000,00 Dhs et 1.000.000,00 Dhs selon la catégorie de l'assuré, s'effectue de la manière suivante :

    • le conjoint a droit à 50% du montant du capital. Au cas où le défunt laisse plusieurs veuves, ce montant est divisé à part égale entre celles-ci.
    • Les enfants du défunt bénéficient des 50% restants, somme divisée entre eux à parts égales et versée à leur tutrice (mère) pour les enfants mineurs.

    En l'absence d’ayants-cause, ce sont les parents du défunt qui jouissent de ce numéraire.

    Par contre, si le défunt avait désigné le ou les bénéficiaires sur l'imprimé instauré à cet effet, le capital assuré est versé intégralement à la ou les personnes indiquées.

    Il n'est pas rare qu'à cet égard, le Service Social intervienne pour dénouer certaines situations conflictuelles dues au fait que l'assuré, de son vivant, avait omis, suite au changement de sa situation matrimoniale, d’apporter des modifications relatives aux bénéficiaires sur l'imprimé en question. Dans certains cas, c'est l'un des frères, le père ou parfois la mère qui y sont mentionnés, alors que le défunt a laissé une veuve et des enfants en bas âge.

    Le Service Social apporte par ailleurs sa contribution pour amener les veuves (tutrices de mineurs) ayant bénéficié du capital sus-mentionné à l'investir à bon escient, généralement par l'acquisition d'un logement familial.

    Pension :

    La pension consiste en une allocation versée régulièrement aux ayants droit des militaires décédés.

    Lorsqu'il s'agit d'un militaire célibataire, les ascendants ont droit à la pension d'invalidité, à condition que le décès soit imputable au service. Si cette condition n'est pas remplie, ils ne perçoivent aucune pension.

    Dans le cas où le défunt était marié, la veuve et les orphelins bénéficient, en sus de la pension d'invalidité, de la pension militaire de réversion de retraite quand la condition d'imputabilité au service est requise. Cette pension équivaut à celle à laquelle aurait pu prétendre le défunt, compte tenu des années de service accomplies.

    Il appartient également au Service Social de l'Arme d'assurer le suivi de ces différents dossiers pour éviter qu'ils n'accusent des retards engendrés essentiellement par des rejets pour défaut de pièces ou pour toute autre anomalie administrative. Ceux-ci freinent indéniablement leur aboutissement dans les délais escomptés. Lorsqu'une anomalie de ce genre est décelée, la famille du défunt ou l'administration concernée sont avisées sur le champ afin d’y remédier.

    Outre les actions évoquées précédemment, le Service Social propose une panoplie de prestations en faveur des veuves et des orphelins de l'Arme, visant à les aider à aplanir les difficultés d'ordre administratif, familial, social ou médico-social auxquelles ils se heurtent.

    Le manque de moyens pécuniaires, la cherté de la vie font que la plupart des veuves se trouvent contraintes, après le décès de leurs époux, de rechercher un l'emploi. Dans ce cadre, le Service Social et la Fraternelle de la

    Gendarmerie Royale ont toujours accordé la priorité à cette catégorie de personnes, quand leur profil le permet, pour occuper des postes vacants en leur sein. Certaines exercent, actuellement, dans les jardins d'enfants de l'Arme, des pressings, au centre commercial de Rabat, au L.R.A.M.… De même, nombreux sont les orphelins qui ont été recrutés en tant qu'élèves gendarmes sur proposition du Service Social, compte tenu de la précarité de leur situation sociale.

    La scolarisation des orphelins constitue également l'un des volets qui suscite un intérêt particulier de la part du Service Social. Il peut s'agir, en l'occurrence, de répondre aux demandes de changement d'établissement scolaire, de bourse, de chambre en cité universitaire, etc. En cas d’échec scolaire, les intéressés ne sont pas livrés à eux-mêmes : ils sont guidés et orientés afin d’intégrer des centres de formation professionnelle. Pour leur détente, la priorité leur est accordée pour leur permettre de participer aux colonies de vacances pendant l'été.

    Le champ d'action à l'adresse des ayants droit des militaires décédés n'est évidemment pas restrictif, le Service Social étant tenu de leur apporter toute l'aide nécessaire, et de tout ordre.

    Conscient de l'ampleur de la douleur et du désarroi que ne manque de provoquer, pour sa famille, la disparition subite du militaire suite à un décès, le Service Social ne ménage aucun effort pour l’aider à franchir ce cap difficile. Son action se concrétise, non seulement par son soutien moral, mais aussi par une assistance pour faire valoir les droits des descendants et ascendants.

    En somme il vise, par son intervention, à tenter de combler le vide inhérent à l'absence momentanée (maladie, mission, etc.) ou définitive du chef de famille. Cela n'a-t-il pas toujours été sa vocation première ?

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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