• Il était une fois la Gendarmerie Royale marocaine
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  • L’intérêt majeur accordé par la communauté internationale aux problèmes de l’environnement place celui-ci au centre des débats sur la politique et les stratégies de développement. En 1987, la Commission de Brundtland avait recommandé l’intégration de l’environnement dans les processus de développement, lançant ainsi le nouveau concept de développement durable. Cette notion fut aussi à l’ordre du jour du Sommet de la terre organisé à Rio en 1992, où le Maroc était représenté par S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu le Glorifie, alors qu’Il était Prince Héritier.

    La relation organique entre l’environnement et le développement étant indissoluble, les participants, au plus haut niveau, ont fini par la consacrer dans le souci d’une meilleure garantie de la continuité de la croissance économique et du développement. Ainsi le Maroc fût-il l’un des premiers pays à souscrire aux trois conventions cadres issues de Rio ( changement climatique,  désertification et diversité biologique).

    Cependant, ces mesures, si généreuses soient-elles, n’en continuent pas moins depuis leur adoption de se heurter, d’une part, à l’industrialisation effrénée des grandes puissances et, d’autre part, au développement socio-économique soutenu et souvent désordonné de beaucoup d’autres nations. Cette situation n’est pas sans favoriser l’émergence de modèles de production et de modes de consommation peu soucieux de la protection de l’environnement.

    Dans ces conditions, on est en droit de se demander quel est l’état de l’environnement dans notre pays et quelles seraient également les actions entreprises au niveau national susceptibles de contribuer à ce qui est qualifié d’ores et déjà de combat pour la survie de notre planète ?

    Au même titre que la majorité des pays du monde, le Maroc subit le contrecoup du dérèglement du climat planétaire. Il souffre de sécheresses cycliques et d’inondations et commence, sous l’effet de son urbanisation accélérée, à connaître des problèmes de pollution nécessitant la gestion des déchets solides et des rejets liquides. Le Maroc, qui a déjà mené plusieurs actions d’envergure en faveur de la protection du patrimoine environnemental, persévère dans ce sens. L’objectif étant de trouver des solutions immédiates et concrètes à même de faire face aux différentes menaces pesant sur l’environnement.

    ETAT DE L’ENVIRONNEMENT AU MAROC

    L’environnement au Maroc est soumis à de très fortes pressions dues, notamment, à  la croissance démographique, à l’urbanisation et aux besoins générés par le développement économique. Ces pressions -si elles perdurent-, conjuguées aux aléas climatiques, finiront par causer la dégradation du milieu naturel et porter  atteinte à la santé et au bien-être des populations.  Les coûts de la dégradation de l’environnement ont été estimés, en 1995, à près de 20 milliards de DH/an, soit 8,2 % du PIB. Ces chiffres concernent notamment les surcoûts de traitement de l’eau potable et des soins médicaux. Cette situation n’est pas sans présenter un risque pouvant compromettre le développement.

    Pollution atmosphérique

    Au Maroc, les émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’utilisation des substances qui appauvrissent la couche d’ozone ne contribuent que peu aux pressions exercées sur l’environnement. En revanche, la pollution locale constitue le principal problème atmosphérique qui touche les grandes agglomérations et les zones industrialisées. Les émissions de GES sont dues, pour 56%, au secteur de l’énergie. La pollution de l’atmosphère causée par l’industrie est particulièrement concentrée dans l’axe Mohammedia-Safi. Ses incidences sur l’économie du pays sont de l’ordre de 1,9% du PIB en 1992.

    Pollution de l’eau

    Les ressources en eau subissent une dégradation due au déversement des rejets industriels et domestiques sans traitement préalable, à l’utilisation intensive de pesticides et d’engrais et aux décharges publiques. En outre, ces ressources connaissent une raréfaction accrue en raison d’une pluviométrie fluctuante et d’une gestion peu rationnelle du potentiel hydrique (perte de 35% de l’eau potable dans les réseaux de distribution, perte de plus de 50 millions de m3 de la capacité de stockage des barrages par l’envasement des retenues, etc.)

    Détérioration de l’état des sols

    Sur 22,7 millions ha de terres, 36% seulement seraient cultivables (dont 18% nécessitent des mesures sévères de conservation du sol), 59% ne devraient être mis en valeur que par le pâturage et la forêt alors que 5% de la superficie globale doivent être exclus de toute mise en valeur agricole.

    En raison de pratiques culturales non appropriées, la superficie des terres potentiellement menacées par l'excès de salinité est estimée à 500.000 ha. En outre, plus de 37.000 ha de terres irriguées sont déjà sérieusement touchées par ce phénomène. L’urbanisation, quand elle est incontrôlée, engendre également la disparition des terres agricoles à la périphérie des agglomérations.

    Erosion et ensablement

    L’érosion hydrique entraîne la perte en fertilité et en couche arable de près de 20.000 hectares par an. Plus de

    onze millions d’hectares dans vingt deux bassins versants en amont des barrages présentent des risques importants d’érosion. Dans les régions arides et semi-arides, le vent est un important agent de désertification et de déplacement des dunes. Les pertes dues à l’ensablement dans les oasis présahariennes ont atteint 115 hectares

    entre 1960 et 1986. Par ailleurs, 5.500 hectares sont actuellement envahis par le sable dans la région de Tafilalet

    (10% de la superficie totale).

    Déforestation

    La forêt est soumise à différentes formes de dégradations qui se traduisent par un recul, d’environ 31.000 hectares par an, du patrimoine forestier. Les pressions qui pèsent sur les écosystèmes forestiers sont multiples.

    Les principales d’entre elles sont : l’augmentation de la demande en produits ligneux due à la croissance démographique, l’exploitation du

    bois pour le feu (estimée à 3 fois la capacité de renouvellement), le défrichement au profit de l’agriculture, le surpâturage en forêt, les incendies et l’extension des villes au détriment du domaine forestier.

    Régression de la biodiversité

    La flore marocaine comporte environ 7.000 espèces inventoriées, dont 1.350 endémiques. La faune est également très diversifiée avec plus de 24.000 espèces. Cette biodiversité est cependant menacée par la surexploitation des ressources, la déforestation, l’urbanisation et la perte des zones humides ainsi que la pollution. Plusieurs espèces de faune et de flore sont menacées de disparition parmi lesquelles 1.670 espèces de flore et 610 espèces de faune comportant 85 espèces de poissons marins et 98 espèces d'oiseaux.

    L’ACTION ENVIRONNEMENTALE AU MAROC

    Le renforcement du cadre institutionnel

    Depuis 1972, des progrès considérables ont été enregistrés dans le sens de la consolidation du cadre institutionnel en matière de gestion environnementale. Ces progrès se sont matérialisés par l’institution d’un département ministériel à part entière, jouant le rôle de catalyseur de l’action publique dans ce domaine, et la création du Conseil National de l'Environnement. En complément à l’action gouvernementale, la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement a été également instituée pour mieux fédérer et coordonner les efforts de toutes tendances visant la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

    Le regroupement de l’eau, de l’environnement et de l’aménagement du territoire au sein d’un seul et même ministère annonce une nouvelle approche tendant à appréhender l’environnement sous un angle nouveau. Désormais l’environnement est considéré comme un tout indissociable et non comme un ensemble de segments disparates répartis entre plusieurs départements spécialisés. La prise en compte de la dimension eau, une matière vitale particulièrement visée par la pollution, est un élément nouveau dans la perception des politiques environnementales.

    Parallèlement à ces mesures, des structures d’observation, des outils d’analyse et des mesures d’accompagnement pour la bonne gestion de l’environnement sont mises progressivement en place. On peut citer à titre d’exemple :

    l’Observatoire National de l’Environnement du Maroc (ONEM), le Laboratoire National de l’Environnement (LNE), le Système d'Information et de Données sur l'Environnement (SIDE), les différents réseaux de surveillance de la qualité de l’eau et de l’air, etc.

    La mise à niveau du cadre juridique

    L’une des priorités de l’action nationale en faveur de l’environnement a été la refonte, l’actualisation et le renforcement du cadre juridique pour le rendre plus efficient. Ces actions visent, notamment, la couverture des volets non encore régis par le droit marocain et l’introduction de mesures d’accompagnement pour une meilleure applicabilité des textes législatifs et réglementaires. Durant les dix dernières années, une quarantaine de lois, décrets et arrêtés portant sur différents domaines de protection de l’environnement et de développement durable ont été promulgués ou sont en cours d’adoption :

    • La loi sur l’eau : promulguée en 1995, elle a pour objectif la mise en place d’une politique nationale de l’eau, basée sur une vision prospective qui tient compte de l’évolution des ressources et des besoins nationaux en la matière. Elle vise la rationalisation de son utilisation, la généralisation de l’accès à cette ressource, la solidarité inter-régionale et la réduction des disparités entre les villes et les campagnes en vue d’assurer la sécurité hydraulique sur l’ensemble du territoire national. Cette loi prévoit également des outils institutionnels pour la gestion de l’eau, notamment le Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat et les Agences de bassins.
    • Trois grands textes de loi visant la protection de l’environnement ont été adoptés en janvier 2003. Il s’agit de :
      • la loi relative à la protection et la mise en valeur de l’environnement qui définit le cadre légal de la stratégie nationale de protection de l’environnement et qui tend également à rendre plus cohérent, sur le plan juridique, l’ensemble des textes relatifs à cette question ;
      • la loi relative à la lutte contre la pollution qui établit les normes de la qualité de l’air, celles d’émission des particules, des vapeurs et des gaz ainsi que les mesures de contrôle pour prévenir, éliminer ou réduire le dégagement de polluants provenant de sources fixes ou mobiles,
      • la loi relative aux études d’impact sur l’environnement qui institue l’obligation de l’évaluation préalable des retombées des grands projets et travaux d’aménagement et de construction sur l’environnement.
    • Le projet de loi sur les déchets solides et leur élimination : en cours d’élaboration, ce projet comble le vide juridique dans le domaine des déchets ménagers, industriels et médicaux dangereux. Il prévoit également l’obligation de réduction des déchets à la source, l’utilisation des matières premières biodégradables et la prise en charge des produits nocifs durant toute la chaîne de production et d’utilisation ainsi que l’obligation pour les collectivités locales d’aménager des décharges contrôlées sur leur territoire.

    La dynamisation de la politique de partenariat

    Implication de la société civile

    L’émergence d’une société civile consciente de son rôle et déterminée à le jouer pleinement est l’un des plus grands acquis de la politique d’ouverture pratiquée au Maroc. Près de 400 ONG et institutions non étatiques s’activant dans le domaine de la protection de l’environnement et du développement durable sont recensées à travers le Royaume. Leur réussite dans la mise en œuvre d’approches novatrices de développement de proximité a fait de ces institutions des acteurs fondamentaux de la stratégie visant l’essor économique et social du pays.

    Sensibilisation et éducation des populations

    Pour accompagner cette dynamique et lui assurer les conditions optimales de réussite, une stratégie basée sur l’information, la communication et l’éducation a été mise en place. Ainsi, des campagnes de sensibilisation ponctuelles et thématiques, des programmes de formation et d’éducation, des guides et des manuels de vulgarisation, entre autres, ont été utilisés pour favoriser l’adhésion de toutes les composantes de la société à l’action de protection de l’environnement.

    Structures para-étatiques

    Fonds Hassan II pour le développement économique et social, Fondation Mohammed V pour la solidarité, Fondation Mohammed VI pour l’environnement, Agence de développement des provinces du Nord, Agence de développement des provinces du Sud, sont, entre autres, autant de structures caritatives et d’institutions para-étatiques créées.

    Disposant de moyens importants de financement et de procédures de gestion plus souples, ces structures ont donné une nouvelle impulsion aux projets de développement socioéconomique et de lutte contre la pauvreté à caractère local, souvent à l’origine de la destruction des ressources naturelles.

    Partenariat avec le secteur privé

    Ce partenariat s’est concrétisé par la réalisation d'audits environnementaux de certaines unités industrielles implantées sur l'axe Casablanca- Mohammedia, avec leur concours. Le débat fort utile qui s'est instauré après cette initiative a permis d'arrêter les lignes directrices d'un programme d'action en vue de maîtriser et réduire les sources de pollution identifiées.

    Création du Fonds de Dépollution Industrielle (FODEP)

    Instrument incitatif destiné à encourager les opérateurs économiques à investir dans les projets à caractère environnemental, le FODEP a, dans une première phase, octroyé à 16 bénéficiaires des aides allant jusqu’à

    40% de l’investissement nécessaire à la réalisation de leur projet de dépollution. La deuxième phase sera plus accessible aux PME/PMI et au secteur artisanal et enfin, la troisième verra une implication plus importante du secteur bancaire dans le système d’aide à la dépollution.

    Collectivités locales

    La volonté d'établir un partenariat avec les principaux acteurs s'est aussi manifestée auprès des collectivités locales. Les projets "villes propres", "plages propres" et "Agendas 21 locaux" mis en place en partenariat avec ces collectivités sont des exemples concrets d'actions de préservation du cadre de vie, menées en étroite collaboration avec ces entités dont les prérogatives en matière de protection de l'environnement et d'aménagement du territoire sont importantes.

    L’intensification de la lutte contre les nuisances

    Amélioration de la gestion des ressources en eau

    La demande croissante en eau a été, jusqu’ici, satisfaite par la mobilisation continue de nouvelles ressources grâce à la construction de grands barrages- réservoirs et à l’exploitation intensive des aquifères superficiels.

    Des actions ont été entreprises pour mieux gérer la ressource hydrique et assurer sa répartition équitable par, entre autres, l’épuration des eaux usées pour leur réutilisation en agriculture, la gestion déléguée du secteur de l’assainissement, la réhabilitation des réseaux d’eau potable et d’irrigation, l’exploitation collective des points d’eau potable par les populations rurales, la lutte contre l’envasement des barrages et la prévention des pollutions accidentelles des cours d’eau.

    Lutte contre la pollution de l’air

    Suite à la mise en évidence de la relation entre la pollution et les maladies respiratoires grâce à une étude épidémiologique réalisée récemment à Casablanca, le Maroc n’a pas manqué d’entreprendre une action intégrée, mettant en oeuvre des moyens réglementaires, techniques et financiers. Cette initiative qui vise à réduire la pollution atmosphérique concerne également l’optimisation du rendement des matières premières, l’économie d’énergie et l’augmentation de la productivité. Cette action englobe entre autres la mise en place de programmes de surveillance de la qualité de l’air, l’encouragement à l’utilisation de carburants propres, à l’amélioration de la circulation et à l’utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydraulique, biomasse).

    Conservation des ressources en terres

    Les sols marocains sont généralement fragiles, à l’exception de ceux des grandes plaines alluviales. Les ressources en sols subissent une pression excessive de la part d’une population sans cesse croissante. Le nombre d’hectares de surface agricole utile (SAU) par habitant n’a cessé de diminuer depuis les années soixante. Il est actuellement de 0.35 hectares par habitant et ne serait que de 0.224 en l’an 2020 du fait de la perte annuelle de 65.000 ha de parcours, de 31.000 ha de forêts et de 3.000 à 5.000 ha de terres destinées à l’urbanisation. Face à cette situation, des efforts constants ont été consentis par les pouvoirs ublics en faveur du développement agricole en général et de la conservation des ressources en terres en particulier par différentes actions à l’échelon national, notamment : la stratégie de développement des terres de parcours élaborée en 1995, le plan national d’aménagement des bassins versants finalisé en 1995, le plan directeur de reboisement finalisé en 1997, le programme national d’irrigation, les actions de lutte contre l’érosion et l’ensablement et la stratégie ambitieuse visant la reforestation de près d’un million et demi d’hectares pour l’an 2025.

    Préservation de la biodiversité

    Pour faire face aux dégradations et menaces qui touchent la biodiversité, et honorer les engagements du Maroc dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique et des autres conventions connexes, plusieurs actions ont été ou sont en cours de réalisation. Il s’agit de :

    • la mise en place du Comité National sur la Biodiversité (1994) ;
    • la réalisation de l’étude sur les aires protégées (1994) ;
    • la réalisation de l'étude nationale sur la biodiversité (1998) ;
    • l’élaboration d’une stratégie nationale et d’un plan d’action national sur la diversité biologique ;
    • la création du Conseil Supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique ;
    • la mise en place de 146 aires protégées sur plus de 660.000 ha.

    Sauvegarde des milieux fragiles (littoral)

    A part l’avant-projet de loi sur l’aménagement et la protection du littoral, en cours d’élaboration actuellement, aucune législation spécifique n’a été mise en place pour sa sauvegarde.

    L’existence de textes relatifs au domaine public (exploitation des carrières, établissements classés, domaine public maritime, pêche maritime, recherche et exploitation des gisements d’hydrocarbures, création des parcs nationaux, morcellements…), est d’un secours très limité en matière de protection du littoral. Pour pallier ce vide juridique, des actions concrètes ont été menées en faveur de la sauvegarde du littoral par la mise en oeuvre du programme d’hygiène et de propreté des plages. Ce dernier est basé sur l’institution du réseau de surveillance de la salubrité du milieu littoral et l’intensification de la lutte contre la pollution marine.

    Gestion des déchets

    Au fur et à mesure que les régions se développent et que les problèmes liés à la pollution s’accentuent, la prise de conscience quant à une bonne gestion des déchets s’instaure également. C’est pourquoi plusieurs projets et études ont été lancés dans le but d’atténuer l’impact des déchets solides sur l’environnement par :

    • la mise en place de décharges contrôlées dans plusieurs localités ;
    • l’enquête pour le diagnostic et la gestion de déchets solides à l’échelle locale ;
    • le guide d’amélioration de la gestion des déchets solides ;
    • l’étude sur les directives nationales pour l’amélioration de la gestion des déchets solides ;
    • le projet de création d’un centre national d’élimination des déchets spéciaux.

    La coopération internationale

    Adhésion aux conventions internationales

    A l'instar d’autres Etats constituant la communauté internationale, le Maroc s’est résolument engagé dans le processus de développement durable. Il a ainsi adhéré à plus de 60 conventions internationales et régionales relatives à l’environnement et a adopté les déclarations issues du Sommet de Rio (1992). Il s’agit notamment de l'Agenda 21 et des conventions-cadres des Nations unies sur la conservation de la diversité biologique, sur la lutte contre la désertification et la sécheresse et sur les changements climatiques. Il est à noter que Marrakech a accueilli, en octobre-novembre 2001, la 7ème session de la Conférence des Parties (COP7).

    Par ailleurs, Le Maroc a signé d'autres conventions internationales traitant de différents volets environnementaux parmi lesquelles :

    • le Traité de Barcelone pour la protection de la Méditerranée contre la pollution marine (1978) ;
    • la Convention de Genève pour la réduction des rejets d'oxyde de soufre et d'azote (1979) ;
    • la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone (1985) ;
    • le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone (1987) ;
    • la Convention de Bâle sur les mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination (1989) ;
    • la Convention de Paris pour l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction (1993).

    Notre pays a été en outre présent au dernier sommet mondial sur le développement durable, tenu en août 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il a été représenté par S.M le Roi Mohamed VI, que Dieu le glorifie. Le Souverain a fait, au nom du Maroc, une déclaration soulignant notamment l’importance de la coopération internationale pour résoudre les problèmes de développement dans les pays africains défavorisés. Notre pays a été également représenté par S.A.R. le Prince Moulay Rachid au 3ème Forum Mondial de l’Eau ayant eu lieu du 16 au 23 mars 2003 à Kyoto (Japon), et s’y est distingué par la remise, pour la première fois, du Grand Prix mondial Hassan II de l’eau.

    Coopération multilatérale

    Sur ce plan, des actions de coopération ont été initiées avec plusieurs organisations internationales. En effet, le Maroc a réalisé en collaboration avec la Banque Mondiale, le Projet de Gestion de l’Environnement. Il a également mis en place, grâce à l’apport du PNUD, l'Observatoire National de l'Environnement, ainsi qu’une stratégie nationale de développement durable auxquels viennent s’ajouter le programme d’appui à la protection de l’environnement et le Plan d’Action National pour l’Environnement. Dans le cadre du PNUE, les Stratégies nationales pour l'élimination des substances menaçant la couche d'ozone et la protection de la biodiversité ont vu le jour. La coopération environnementale avec l’Union Européenne s’est faite, pour sa part, dans le cadre du Programme Life, du Programme méditerranéen d’assistance technique, du Plan d’action pour la Méditerranée, etc.

    Coopération bilatérale

    Grâce à sa politique d’ouverture et d’équilibre, le Maroc a pu tisser et consolider des liens de coopération avec un certain nombre de pays et bénéficier du soutien de nombreuses agences d’aide au développement.

    Parmi les projets de coopération qui ont abouti à des résultats significatifs, peuvent être cités, à titre d’exemples, ceux réalisés avec l'Allemagne pour le renforcement institutionnel, législatif et réglementaire de la gestion de l’environnement, avec les Etats-Unis par l’élaboration du Projet Pérennité des Ressources en Eau au Maroc (PREM), avec le Japon en matière de gestion des déchets solides et avec la France dans les domaines de la formation environnementale et de l'assainissement.

    Malgré les efforts considérables menés tant à l’échelle nationale qu’internationale pour contrecarrer la pollution et atténuer ses effets sur l’environnement, un long chemin reste à parcourir pour amener tous les acteurs à parler un seul langage environnemental. Il faudrait convaincre les principaux pollueurs à travers le monde d’adhérer aux chartes et conventions internationales et d’appliquer le principe « pollueur payeur ». Il faudrait en parallèle encourager le développement et l’utilisation des énergies renouvelables.

    Il serait également nécessaire de sensibiliser davantage les populations des pays en développement à la préservation de l’équilibre écologique, dont dépend leur survie.

    Pour y parvenir, des mécanismes de gestion participative doivent être mis en place pour impliquer les populations en leur permettant de prendre les bonnes décisions.

    L’approche participative et partenariale adoptée par le Maroc pour la reforestation de près d’un million et demi d’hectares en l’an 2025est un exemple à suivre.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • Les éléments de la Gendarmerie royale de Taza ont démantelé, récemment, une bande spécialisée dans le trafic illégal des Carduelis vers Algérie.

    Une source relevant du commandement régional de la Gendarmerie royale de Taza a indiqué que les membres de la bande, au nombre de trois, cherchaient à faire passer en Algérie 500 Carduelis, une espèce d'oiseaux menacée d'extinction.
    Les mis en cause ont été arrêtés munis de 13 grandes cages, 5 filets et deux voitures, a précisé la même source, ajoutant qu'ils ont été remis à la police judiciaire pour enquête.

    Source : http://www.aujourdhui.ma


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  • Aucun organisme de l’Etat, quelles que puissent être ses potentialités, ne peut prétendre à lui seul défendre l’environnement. Aussi, conscient de la nécessité de la confluence des efforts, le Commandement de la Gendarmerie Royale apporte, chaque fois que le besoin s’en fait sentir, son concours à ses différents partenaires.

    Les domaines de collaboration portent, entre autres, sur la protection des végétaux, l’assistance au service météorologique et la surveillance du littoral national. Pour ce faire, outre les moyens humains mis en oeuvre, une panoplie de moyens  terrestres, aériens et maritimes sont déployés au service de la nature.

    Participation à la lutte contre les incendies :

    Parmi les graves dangers qui menacent la nature, particulièrement la flore, les incendies de forêts restent un domaine  préoccupant. Dans ce cadre, la Gendarmerie Royale, de concert avec les différents organismes, ne cesse de déployer tous les efforts, en amont comme en aval, pour prévenir les sinistres et atténuer éventuellement leur impact sur l’environnement. Ainsi, chaque année, la Gendarmerie Royale intervient avec des moyens humains et matériels considérables, en particulier aériens, dans des zones inaccessibles, pour circonscrire des incendies d’origine souvent accidentelle mais parfois criminelle.

    Participation à la lutte contre les ravageurs et insectes :

    Dans ce même domaine, la Gendarmerie Royale a participé activement à la stratégie élaborée à l’échelon national pour faire face aux invasions successives des criquets pèlerins ayant touché, entre 1987- 1989, les Provinces du Sud du Royaume. D’énormes moyens ont été engagés dans cette véritable guerre anti-acridienne. Celle-ci a nécessité l’utilisation d’une  cinquantaine d’aéronefs des Forces Royales Air et de la Gendarmerie Royale englobant hélicoptères, petits avions et gros porteurs tels que le D6 et le C130. La campagne a totalisé des milliers d’heures de vol pour la prospection et le traitement et  a permis de limiter la progression des criquets avant de les éradiquer.

    Collaboration à la protection des ressources halieutiques :

    Au niveau de la protection de nos côtes, la gendarmerie assure, en collaboration avec la Marine Royale, des missions quotidiennes de surveillance. Celle-ci vise la préservation de nos ressources halieutiques en faisant respecter les périodes de repos biologique. Elle vise également la localisation d’éventuels bateaux pollueurs ou en infraction, ainsi que les nappes de pétrole pouvant présenter un danger écologique. Cette vigilance est assurée, côté Gendarmerie, conjointement par le  Groupement des Escadrons Aériens, les Compagnies Maritimes de l’arme et les brigades de l’environnement. A titre d’exemple, la Gendarmerie Royale a participé activement à la mise en place de barrages flottants lors de l’échouage du  pétrolier Kharg V en 1989 au large d’El Jadida.

    Protection contre les substances N.B.C. :

    Dans un tout autre domaine, la Gendarmerie Royale a traité plusieurs affaires de transport ou de manipulation de sources radioactives.
    Elle a aussi procédé à des mesures et à l'expertise de conteneurs ou d’objets suspects. Son champ d’activité en matière de radioactivité s’étend également au contrôle de la qualité agroalimentaire ainsi qu’à celle des eaux. Par ailleurs, la  Gendarmerie Royale est membre de la Commission Permanente de Suivi des Affaires nucléaires, dont la constitution a été annoncée en mai 2000. Cette commission, placée sous l’autorité directe du Premier Ministre, est composée d’experts,  d’universitaires et de représentants des départements concernés.
    En somme, la donne environnementale est sans conteste une préoccupation majeure pour la Gendarmerie Royale.
    De ce fait, elle a pu, non sans un recul appréciable, faire évoluer ses ressources humaines et mettre en place les moyens matériels et les structures adéquates pour faire face aux menaces actuelles et futures qui pèsent sur notre environnement.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • La Gendarmerie Royale peut se prévaloir d’être la première force de sécurité dans le pays à avoir mis en place une structure hiérarchique adaptée, chargée de coordonner et de gérer les problèmes liés à l’environnement, ainsi que des unités spécialisées dans ce domaine.

    Le service de l’Environnement :

    En effet, le Commandement de la Gendarmerie Royale a mis sur pied, dès 1999, le Service de l’Environnement, au niveau de l’Etat-Major Commandement à Rabat. Ce service central a pour mission de coordonner et d’initier l’action des unités de l’Arme dans le domaine de la conservation de notre patrimoine environnemental. Il a également pour rôle d’entretenir des relations de coopération avec les différents organismes engagés dans la lutte pour la protection du milieu naturel.

    Les Brigades d’Environnement :

    Dans le même cadre, des Brigades d’Environnement ont été mises sur pied au niveau des compagnies situées aux  chefs-lieux des régions.

    Ces unités consacrent toutes leurs activités à la prévention et à la lutte contre toutes sortes d’atteintes qui affectent l’équilibre écologique, en collaboration avec les autres unités territoriales. Les B.E. sont équipées de véhicules tous-terrains, de matériel de protection contre les contaminations N.B.C, d’outillage de mesures des émanations gazeuses ainsi que de mallettes de prélèvement et d'analyse.

    Les Laboratoires d’Analyses :

    La Gendarmerie Royale dispose également de deux entités scientifiques de pointe : le Laboratoire de Recherches et  d’Analyses Médicales (LRAM) et le Laboratoire de Recherches et d’Analyses Techniques et Scientifiques (LARATES). Ces deux entités reçoivent les échan-tillons solides, liquides ou gazeux aux fins d’expertise. Les diverses analyses sont réalisées  par un personnel qualifié, composé de docteurs et d'ingénieurs dans les domaines de la chimie, de la physique et de la biologie.

    Ce personnel apporte aussi son concours sur le terrain aux unités territoriales et aux brigades d’environnement en cas de difficultés.

    L’Escadron Monté :

    La Gendarmerie Royale a crée un escadron monté équestre. Cette unité est chargée de la surveillance et de la prospection, essentiellement au niveau des forêts et des plages, pour prévenir toute atteinte à l’environnement tels les incendies de forêts et les pollutions littorales.
    L’optimisation des modes et des moyens d’action de la Gendarmerie Royale risquent de laisser supposer qu’il s’agit là d’une prise de conscience récente dans le domaine de la protection de l’environnement.

    Bien au contraire, de nombreuses actions, souvent de grande envergure, visant à protéger le milieu naturel ont été  concrétisées sur le terrain et ce, depuis déjà fort longtemps.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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