• Le personnel de l’Arme acquiert à différents niveaux une formation multiforme générale, juridique, technique et professionnelle.

    S’agissant de la formation en matière d’environnement, celle-ci est généralisée dans les écoles de la Gendarmerie Royale. Elle concerne aussi bien les officiers et les sous officiers que le personnel civil exerçant au sein des laboratoires de l’Arme.

    Au niveau des connaissances générales, elle concerne la perception des diverses nocivités : atmosphérique, liquide, solide, radioactive et biologique, ainsi que leurs implications sur la santé de l’homme, la faune et la  flore.

    Au niveau légal, elle s’intéresse à l’étude du cadre institutionnel, englobant les divers organismes impliqués dans la  protection de l’environnement. Ce volet concerne également le cadre juridique et réglementaire de l’exercice des diverses polices de l’environnement, tels la pêche, la chasse, le transport des substances nuisibles, ou encore les nuisances  sonores. La police judiciaire quant à elle - exercée en tant qu’ultime recours dans la défense de la nature - est également  présente dans la formation.

    Au niveau de l’enseignement technique, le Service de Police Administrative et Judiciaire (SPAJ) de la Gendarmerie Royale  assure une formation spécifique au personnel sous-officier. Cette instruction concerne l’échantillonnage, le prélèvement, la conservation et l’analyse, sur le terrain, de certains paramètres physico-chimiques. Ceci afin d’enseigner aux stagiaires à intervenir, in situ, en cas de catastrophes et à procéder à quelques actes d’urgence.
    L’enseignement dispensé insiste particulièrement sur le volet préventif, basé sur la surveillance quotidienne de tout l’espace  national, par les moyens terrestres, aériens ou maritimes de l’Arme. Il englobe également les techniques d’investigations et d’acheminement des informations. Ceci dans le but de sensibiliser les chefs hiérarchiques et les départements concernés aux problèmes écologiques présentant un intérêt particulier. Enfin, l’instruction insiste aussi sur les modalités et les situations de déclenchement de l’alerte, à divers niveaux, lorsque l’ordre écologique risque d’être troublé ou l’a été.

    Au niveau opérationnel, les officiers acquièrent le savoir-faire susceptible de les aider dans la gestion des situations liées  aux calamités publiques. Ils reçoivent, parallèlement à cela - par le biais de conférences et de tables rondes - les témoignages des commandants d’unités ayant eu à affronter de grandes catastrophes, telles les inondations de l’été 1995 à l’Oukaïmeden ou l’incendie ayant partiellement ravagé la SAMIR, à Mohammedia, en novembre 2002, pour ne citer que ces deux exemples.

    Les officiers stagiaires effectuent aussi des visites au sein des entités spécialisées dans la lutte contre les catastrophes et assistent à des exercices.

    Si la Gendarmerie Royale consent, comme nous venons de le constater, de gros efforts dans le domaine de la formation,  celui de la mise en place des structures internes de gestion et de commandement ainsi que des moyens adéquats n’est pas en reste.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • Au vu des problèmes que connaît l’environnement au Maroc, force est de constater que la recherche des solutions adéquates n’est pas une mince affaire et que cela nécessite le concours de l’ensemble des composantes de l’Etat. La Gendarmerie  Royale figure en bonne place parmi les organismes intervenant dans la protection du milieu naturel et en fait l’une de ses prérogatives essentielles.

    La Gendarmerie Royale, dont les unités de base sont largement implantées sur le territoire national, est à même de cerner la dimension sécuritaire de l’environnement dans sa globalité. Elle a ainsi pu, dans une démarche visionnaire, dessiner avec un recul appréciable sa propre stratégie en matière de défense du milieu ambiant. Celle-ci est principalement basée sur la  formation de son personnel, la mise en place des structures légales et techniques de gestion, ainsi que des outils idoines, susceptibles d’aider à la préservation de notre milieu naturel.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • Il s’agit d’un ensemble d’unités qui présentent des spécificités, que ce soit dans le cadre des missions qui leur sont dévolues ou dans celui des matériels dont elles disposent.

    • Le Groupement d’Escadrons d’Honneur (G.E.H.) : implantée à Rabat, cette unité a pour missions essentielles de rendre les honneurs et d’assurer l’escorte et la sécurité rapprochée des personnalités.
    • Le Groupement d’Escadrons Aériens (G.E.A.) : élément d’appoint du commandement, cette unité intervient, chaque fois que le besoin se fait sentir, pour renforcer l’action des unités de l’Arme dans les domaines de police administrative (secours, assistance protection de l’environnement, etc.) de police judiciaire (reconnaissance, recherche de malfaiteurs, transport des enquêteurs, etc.), en plus des escortes et des missions sécuritaires.
    • Le Groupement des Unités Spécialisées (G.U.S.) : cette formation englobe différentes entités hautement spécialisées chargées de lutter contre le grand banditisme, la piraterie, la réduction des forcenés…
    •  Les Ecoles de formation :
      • L’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie (EROG) : situé à Casablanca, cet établissement est destiné à la formation continue des officiers. Trois cours y sont organisés depuis l’an 2000 : le cours des officiers supérieurs, le cours des capitaines et le cours d’application.
      • L’Ecole Royale de Gendarmerie (ERG) : située à Marrakech, cette institution est chargée de la formation du personnel sous-officier.

    Ainsi, comme nous le constatons, la Gendarmerie Royale est organisée en Gendarmerie territoriale, mobile, unités de l’air et maritime et formations spécialisées. Ces entités sont toutes mises au service des citoyens, pour garantir leur propre sécurité ainsi que celle de leurs biens.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • La Gendarmerie Royale comprend une formation spécialisée dénommée Gendarmerie de l’Air et Maritime.

    Elle est articulée en Compagnies et Brigades de l’air et maritimes. Elle exerce toutes les attributions qui sont dévolues à la Gendarmerie Royale par les lois et règlements. Son action s’étend sur les emprises des bases, installations et établissements de l’Armée de l’Air et de la Marine royale, dans les domaines de la sécurité générale et de l’exercice de la police judiciaire, administrative et militaire.

    A l’inverse de la Brigade de l’Air dont le champ d’action est limité à l’enceinte et aux abords immédiats de la base aérienne, la brigade maritime est compétente sur les installations portuaires et sur tout le littoral relevant de la compagnie maritime et parfois, sur celui du commandement régional dont elle relève.

    En plus des missions sécuritaires et grâce à ses moyens spéciaux, la brigade maritime est compétente pour lutter contre :

    • la pollution maritime ;
    • l’émigration clandestine ;
    • le trafic en tout genre.

    Elle contrôle également les activités relatives à la pêche.

    Les éléments des brigades de l’Air et Maritime défèrent aux réquisitions et aux demandes de concours des autorités militaires auprès desquelles ils sont placés.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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  • Cette seconde subdivision de l’Arme est une force publique, chargée essentiellement d’assurer le maintien et

    le rétablissement de l’ordre public.

    En outre, elle renforce l’action de la Gendarmerie territoriale en intervenant au profit des unités territoriales (service d’ordre, surveillance des plages, battues, etc.)

    Elle est implantée dans les grandes agglomérations.

    L’articulation de la Gendarmerie Mobile

    La Gendarmerie mobile est articulée en groupements, groupes d’escadrons, escadrons et pelotons.

    L’escadron constitue l’unité de base au maintien de l’ordre. Il est articulé en quatre pelotons :

    • un peloton hors rang (de commandement et services),
    • trois pelotons opérationnels identiques.

    La stratégie de la Gendarmerie mobile est d’abord basée sur la dissuasion avant l’intervention.

    La Gendarmerie mobile assure des missions principales et des missions secondaires.

    Les missions de la Gendarmerie Mobile

    • Missions principales :

    La Gendarmerie mobile constitue une réserve à la disposition de l’échelon central. N’ayant pas de circonscription propre, cette subdivision de l’Arme, agit sur toute l’étendue du territoire national. Elle assure les missions principales de maintien et de rétablissement de l’ordre et participe, lorsque les circonstances l’exigent, à la défense opérationnelle du territoire national eu égard à son caractère et à son organisation spécifiquement militaires.

    La Gendarmerie mobile peut également prêter son concours aux unités des F.A.R. pour assurer le convoyage de matériels militaires ou pour assurer la sécurité de certains points sensibles.

    Sa mise en action est strictement réglementée. En effet, lorsqu’il s’agit d’opérations de maintien ou de rétablissement de l’ordre, elle ne peut être mise en action directement que par l’échelon central ou indirectement par les autorités civiles responsables de l’ordre public légalement habilitées à faire agir la Gendarmerie Royale, par le biais de deux moyens légaux prévus par le Dahir sur le service de la Gendarmerie Royale qui sont la réquisition et la demande de concours.

    Ceci permet la mise en action de la Gendarmerie mobile (ou territoriale) en respectant un formalisme de manière à ne pas porter atteinte à la considération de la Gendarmerie Royale.

    • Missions secondaires :

    La Gendarmerie mobile assure également des missions secondaires par le détachement de renforts de personnels aux unités de la Gendarmerie territoriale à diverses occasions : périodes d’estivage, retour RME, battues, sauvetage, services d’ordre nécessitant la mobilisation de grands effectifs…

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°2, Juillet 2003


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