• Si vous voulez devenir gendarme de carrière, il vous faut passer le concours de sous-officier. En réalité, le terme "gendarme" correspond à un grade. Devenir "gendarme" veut dire que l'on intègre le corps des sous-officiers de la Gendarmerie Royale.

    Pour devenir Sous-Officier de Gendarmerie Royale (Gendarme), il faut :

    • Jouir d’une nationalité marocaine
    • Etre titulaire de baccalauréat
    • Etre Célibataire
    • Avoir une taille égale ou supérieure à 1.70m pour les candidats masculins
    • Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité
    • Etre âgé de 18 ans au moins et de 24 ans au plus au 1ier septembre de l'année du concours
    • Etre reconnu apte physiquement
    • Passer avec succès les épreuves de ce concours.

    Préparez votre dossier de candidature :

    Les candidats intéressés et remplissant les conditions fixées, déposeront aux centres de concours de la Gendarmerie Royale relevant de leur lieu de résidence cité ci- dessous, avant le délai, un dossier composé des pièces ci-après :

    • Une demande manuscrite portant numéro de téléphone et faisant ressortir la motivation du candidat à faire carrière dans la Gendarmerie Royale (modèle disponible en téléchargement)
    • Un extrait d'acte de naissance bilingue
    • Une photocopie légalisée de la carte d'identité nationale
    • Une photocopie légalisée du diplôme du baccalauréat ou un certificat de scolarité de la 2ème année du cycle Bac (année du concours)
    • Un certificat de résidence
    • Un extrait du casier judiciaire
    • Une fiche anthropométrique
    • Un certificat de célibat
    • Quatre photos d'identité portant au verso nom et prénom du candidat
    • Deux enveloppes timbrées portant l'adresse exacte du candidat

    Les centres de concours de la Gendarmerie Royale :

    Al Hoceima – Essaouira – Khenifra – Agadir – Fès – Nador – Beni Mellal – Taounate – Rabat – Khouribga – Guelmim – Safi – Bouarfa – Kenitra – Settat – Khemisset – Sidi Kacem – Oujda – Casablanca – Laâyoune – Ouarzazate – Mohammedia – Marrakech – Tanger – Dakhla – Kelaa Sraghna – Taza – El Jadida – Meknès – Tétouan – Errachidia.

    Les candidats dont les dossiers sont retenus seront convoqués par le Directeur de l'Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech pour concourir dans le centre auquel la candidature a été postée.

    Le concours de gendarme est sélectif :

    I)   L’admissibilité

    La première phase du concours de Gendarme est constituée de deux épreuves de composition. Ces épreuves consistent en la rédaction de deux devoirs de connaissances générales en arabe et en français. Ces épreuves ont pour objectif d’évaluer les qualités rédactionnelles des candidats.

    Il est notamment attendu qu’ils aient une bonne culture générale, qu’ils présentent de bonnes aptitudes à exposer leur point de vue grâce à une argumentation pertinente.

    Le devoir devra être soigneusement organisé (introduction-parties-conclusion).

    II)  L’admission

    La deuxième phase du concours de Gendarme est constituée de trois épreuves.

    1)   L’expertise médicale initiale

    La visite médicale de recrutement comporte un test auditif, un test d'acuité visuelle, un test daltonien, une analyse d'urine, un électrocardiogramme. Vous serez pesé et mesuré puis vous passerez une visite devant un médecin militaire qui contrôlera votre morphologie générale et s'assurera de vos aptitudes physiques pour rejoindre la Gendarmerie Royale. L’établissement du profil médical conduit à une conclusion d’ordre médicomilitaire d’appréciation de l'aptitude à servir ou à l’emploi. Cette proposition peut être : l’aptitude, l’inaptitude temporaire ou définitive.

    2)   Une épreuve physique

    Il s’agit d’un ou d’une série d’exercices physiques destinées à tester le potentiel du candidat dans des situations qu’il est susceptible de rencontrer dans un contexte opérationnel. Il est réalisé en tenue de sport.

    3)   Inventaires de personnalité

    • L'épreuve psychotechnique

    Le test psychotechnique a pour objectif de s'assurer que la personnalité du candidat est compatible avec le métier de Gendarme. 

    • Entretien avec le psychologue

    Le but de cet entretien est de mesurer l’aptitude du candidat à l’état de sous-officier de gendarmerie au regard de sa personnalité, de sa motivation, de sa culture générale, de ses facultés d’expression et de raisonnement, de sa vivacité d’esprit et de son équilibre émotionnel.


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  • Les prérogatives dévolues à la Gendarmerie Royale prévues par les textes sont importantes. Toutefois, il faut remarquer que les compétences accordées à cette Arme ne sont pas transférées ipso facto à chacun de ses membres. D’ailleurs, de nombreuses dispositions réglementaires et juridiques précisent son champ d’action et par-là même, en définissent les limites.

    Des Forces Armées Royales, la Gendarmerie tient ses traditions et son éthique; elle vit dans le cadre fixé par le règlement de discipline générale et est soumise au code de justice militaire, sauf lors de l’exercice de la police administrative et judiciaire.

    De par leur état militaire, les personnels de la Gendarmerie ont l’obligation d’exercer tous les actes de leur service en uniforme. Les missions occultes leur sont interdites et ils ne doivent s’immiscer en aucune circonstance dans les questions étrangères à leur service, ni déborder dans leur action ou dans leur appréciationIls sont par ailleurs tenus au secret professionnel.

    A ces règles s’ajoutent les limites territoriales de compétence qui peuvent varier avec la fonction exercée par les divers personnels. Toutefois, les militaires de l’Arme peuvent et doivent, quel que soit le lieu et dans la mesure du possible, intervenir en qualité d’agents de police judiciaire ou administrative, voire en qualité de simples agents de la force publique.

    L’application des principes qui viennent d’être énoncés exige donc du personnel de la Gendarmerie Royale des qualités morales, physiques, intellectuelles et professionnelles lui permettant d’agir avec compétence, doigté et sang froid. Celui-ci doit, en outre, faire preuve d’initiative surtout en l’absence des autorités concernées et lorsque les circonstances l’exigent.

    En somme, la Gendarmerie Royale demeure une force publique au service du citoyen grâce à ses missions aussi variées que délicates. Cependant, cette Arme d’élite ne peut remplir entièrement et utilement son mandat qu’en méritant l’estime et le respect des populations.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°1, Avril 2003


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  • La Gendarmerie Royale participe en temps de paix aux missions de défense, en particulier par la recherche et la transmission des renseignements aux autorités civiles et militaires. Son champ d’action couvre notamment :

    • La préparation de la mobilisation : outre sa propre mobilisation, la Gendarmerie Royale participe à la préparation de celle des armées par la classification, la distribution des documents de rappel (ordres d’appel et réquisitions), la mise à jour des fiches de mobilisation détenues jusqu’au niveau brigade et par son concours au service des réserves de l’Etat Major Général des FAR.
    • La surveillance et la protection des points sensibles (centrales thermiques, barrages, sites radars…).

    En temps de crise ou de guerre, elle prend en charge des missions particulières de défense venant se rajouter à celles du temps normal. Ces missions comprennent :

    • La mobilisation : mise sur pied de ses propres unités mobilisées et mise en exécution des mesures de rappel et de mobilisation des Forces Armées Royales ;
    • Les recherches orientées et la diffusion des renseignements en prenant place, notamment dans les organismes de coordination civilomilitaires;
    • Elle fournit auprès des grandes unités en campagne, des détachements spéciaux appelés ‘‘Prévôtés’’, qui sont chargés d’assurer la police générale et la police judiciaire militaire ;
    • L’intervention au profit de tout point sensible menacé ;
    • La participation à l’organisation de la circulation routière, la défense et la surveillance des réseaux et des voies de communication.

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°1, Avril 2003


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  • La police militaire est dans les attri-butions du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’administration de la défense nationale. Elle tend à la fois à la prévention (police militaire générale) et à la répression (police judiciaire militaire).

    • La police militaire générale

    Elle a pour objet de prévenir le désordre et de maintenir la discipline dans les différents corps des Forces Armées Royales par la recherche des absents illégaux, l’exécution de la police des localités occupées par des troupes en marche, les transfèrements des  militaires,  la  police  de  la circulation automobile militaire et la police militaire de garnison.

    Basée en grande partie sur l’action constante et générale du commandement à tous les échelons, la police militaire s’inscrit spécialement dans les attributions des commandants d’armes délégués, des commandants d’unités et de la Gendarmerie Royale.

    • La police judiciaire militaire

    L’Administration de la Défense Nationale est chargée de rechercher toutes les infractions de la compétence du Tribunal Militaire. Elle reçoit à cet effet les plaintes ou dénonciations des chefs de corps et des services. Elle est assistée pour la recherche des infractions par les officiers de police judiciaire militaire, tenus de les constater, d’en rassembler les preuves et  d’en  faire  connaître  les  coupables.

    La Gendarmerie Royale participe activement  à la police judiciaire militaire sous ses deux aspects préventif et répressif.

    Son action est particulièrement importante dans la recherche des déserteurs et insoumis.

    Elle a en outre, le devoir de porter à la connaissance des autorités militaires compétentes tous les actes ou événements susceptibles de les intéresser. 

     

    Source : La revue de la Gendarmerie Royale, N°1, Avril 2003


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